Conakry: ordures, fumée, odeur nauséabonde….Kérékou, nouveau symbole d’une capitale sale

kérékou-681x383.jpg
Spread the love
Le slogan Conakry ville propre reste toujours à son état de rêve.  A plusieurs endroits de la capitale guinéenne, pilulent des dépotoirs qui grossissent peu à peu sous les yeux des autorités et finissent par devenir des montagnes d’ordures. La fumée toxique et l’odeur nauséabonde qu s’y dégagent, exposent les riverains et autres passants à d’énormes risques sanitaires.

C’est le cas à Kérékou, secteur situé entre le camp Alpha Yaya Diallo et les rails où plusieurs centaines de personnes viennent tous les soirs, vendre ou consommer du vin de palme. Ce qui était juste un petit point de regroupement d’ordures en attendant l’arrivée des PME de collecte, rappelle aujourdhui la montagne d’ordures de Dar-es-salam où une inondation avait fait des morts.
« Chaque mois, les machines viennent pousser ces ordures et après un mois on retrouve la même situation. Je pense que pousser les ordures n’est pas une solution , l’Etat doit analyser et prendre ses responsabilités pour nous débarrasser de çà. Je demande au gouvernement de créer un partenariat avec des entreprises qui peuvent transformer ces ordures en engrais mais avant il faut qu’ils installent des poubelles », a mentionné Sékou Keita, citoyen du quartier.
Un autre citoyen, hors micro, fustige l’attitude de l’Etat qui, selon lui, ne prend pas en compte les cris de cœur des pauvres citoyens qui tombent chaque jour malades à cause de ces saletés.
<s’est plaint Sâa Douno Robert, jeune du quartier.
À noter qu’à deux reprises, l’opération d’assainissement de la capitale à la fin du mois, est reportée. Le ministère de l’Assainissement a signé des contrats avec deux sociétés professionnelles dont les résultats tardent à se faire sentir sur le terrain.
Mamadou Macka Diallo
scroll to top