Fodé Oussou: ce ne sont pas les malinkés qui ont attaqué l’UFDG à Kankan

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Elhadj Fodé Oussou Fofana est formel. Pas question de laisser l’amalgame prospérer: ceux qui ont pris pour cibles le siège et des militants de l’UFDG dans la ville de Kankan ce lundi, 06 janvier 2020, ne sont pas représentatifs de l’ethnie Malinké. Il y voit plutôt le retour de la manipulation ethnique connue dans le pays en 2010 dont, selon lui, le coupable  s’appelle, hélas, Alpha Condé.

«Les gens qui ont fait ça à Kankan, je te le dis et je te le confirme, ce ne sont pas les malinkés. Ce sont des individus préparés, manipulés. Quand ils sont coincés, ils créent des problèmes ethniques. L’affaire d’empoisonnement en 2010, c’était ça aussi. Les malinkés n’ont rien à voir avec cette gouvernance-là. Les gens de Kankan n’ont pas été mieux traités. Ils n’ont ni route ni électricité. Leur niveau de vie n’a pas changé…Ce sont des gens manipulés, auxquels on donne de l’argent et des gourdins pour dire aller attaquer sous la complicité des gens censés défendre les citoyens. Ils veulent donner l’impression que les malinkés sont contre l’UFDG. Non, les malinkés ne sont pas contre l’UFDG. Ces gens-là ne sont  représentatifs ni des malinkés ni de la Haute Guinée», a déclaré Dr Fodé Oussou Fofana.

L’opposant dénonce le silence du gouvernement sur cette situation qui  a failli de peu plonger le pays dans une nouvelle impasse à travers une opposition des principales ethnies. Le préfet, le gouverneur et les autorités de la gendarmerie et de la police  de Kankan méritent de quitter leurs postes, selon Fodé Oussou Fofana. «Si l’Etat n’est pas complice, son premier acte serait de les démettre», dit-il.

Selon le vice-président de l’UFDG, il a fallu que Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, soit un homme de paix en 2010 pour éviter une guerre inter-ethnique entre Malinkés et Peuls. Il rappelle aussi l’exemple du Rwanda pour condamner ce qui s’est passé à Kankan en ce début de l’année électorale 2020. «Il ne va plus opposer les ethnies devant nous ici. Cette stratégie ne marchera plus », conclut Elhadj Fodé Oussou Fofna.

Thierno Amadou M’Bonet Camara (Rescapé N°4)

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