Tués en dehors « du périmètre funèbre », donc le droit de tuer admis ?

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On a encore bien compris le
gouvernement : il devient le bourreau de l’Axe. Il protège les policiers
et gendarmes qui ont fait un usage abusif du gaz, comme le reconnaît d’ailleurs
Bafoe

« Il a été enregistré
dans la même journée, 3 dépôts de corps dans nos unités hospitalières dont 2
venant de Wanindara et 1 de Koloma, tous 3 en dehors du périmètre de la
cérémonie funèbre. » Avec cette déclaration, le gouvernement se moque
vraiment de la mémoire des jeunes tués et prouve par la même logique que c’est
lui l’instigateur des assassinats récurrents.

En effet, être tué en
dehors du périmètre ne donne nullement le droit aux policiers de tirer à balles
réelles sur des concitoyens. Ils n’ont aucun droit du tuer ces jeunes.
Fussent-ils protégés par le régime d’Alpha Condé. Ces jeunes tués pourraient
bien être en route pour le cimetière pour saluer la mémoire des leurs. Au lieu
de nier comme toujours, le gouvernement devrait retrouver les coupables des
tueries  et les faire subir la rigueur de
la loi allant jusqu’à la radiation. Surtout que, selon Bafoe, « Nous
n’avons pas reçu d’ordre d’encadrer un cortège funèbre d’un point A à un point
B. »

Mais, pour toujours calmer les esprits et surtout souiller la mémoire des morts, Alpha Condé, le jeudi dernier au cours du conseil des ministres donne de « fermes instructions aux services compétents de l’Etat en vue des enquêtes permettant la définition des circonstances et l’identification des commanditaires et exécutants de ces crimes. » Pourtant, il avait déjà tranché en accusant les opposants de se tirer entre eux et donc en protégeant les vrais tueurs en séries : policiers et gendarmes. 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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